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Kia Sportage 2017 - essai routier

Vincent Aubé 2016-06-06

C’est dans la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique que la division canadienne de Kia avait convié quelques membres de la presse automobile afin de présenter son tout nouveau Sportage 2017, un multisegment compact primordial pour le constructeur coréen. Doit-on rappeler à quel point ces petits VUS se vendent bien depuis quelques années?

Comme les bons vins de la région, le Kia Sportage de 3e génération a plutôt bien vieilli au fil des ans, mais pour rester compétitif de nos jours, il faut constamment réajuster le tir. Et puisque le cousin de plateforme, le Hyundai Tucson, a changé l’an dernier, c’est au tour du représentant de Kia de faire peau neuve. Un peu à l’instar des plus récents produits de la marque, le nouveau Sportage ne change pas outrageusement. Non, la ligne conserve sa familiarité, tandis que les groupes motopropulseurs, quoique révisés, demeurent en place. C’est plutôt dans les détails que l’utilitaire change. Voyons voir si cette nouvelle mouture a ce qu’il faut pour affronter les ténors de la catégorie.

Familier le Sportage
D’entrée de jeu, il n’y a pas de doute, c’est bel et bien un véhicule Kia, la nouvelle grille de calandre en « museau de tigre » le confirme, mais il y a plus puisque les blocs optiques aussi allongés que par le passé présentent tout de même une nouvelle forme. Le capot, quant à lui, exhibe 2 petites bosses qui donnent un peu de relief à l’ensemble, tandis que la base du bouclier avant est surtout caractérisée par ces phares antibrouillard (aux DEL dans les livrées EX et supérieures et de type projecteur en début de la gamme). Mentionnons également la présence de prises d’air fonctionnelles sous les antibrouillards, celles-ci ayant pour fonction de réduire les turbulences tout en amenant un peu d’air frais aux freins à l’avant.

De profil, la silhouette du Sportage n’a pas beaucoup changé, la fenestration typique de ce dernier faisant encore appel à un pilier C élargi à l’arrière, une signature exclusive dans la catégorie. Enfin, l’arrière reste plus conservateur avec ces feux de position qui, dans ce cas-ci, sont réunis par une bande réfléchissante, sertie d’une bande chromée. Notez que les feux de position font appel à la technologie DEL, et ce, à partir de la livrée EX. Et, pour les plus observateurs, la version SX se démarque du lot par ses 2 pots d’échappement ovoïdes. 

Et, comme c’est la coutume, le constructeur a tenu à différencier les niveaux de finition en proposant plusieurs ensembles de jantes différentes, du LX (17 pouces) à la SX (19 pouces), sans oublier l’EX (18 pouces).  

Peaufiner (encore) l’habitacle
Le modèle sortant ressortait du lot à cause de sa planche de bord de bonne qualité et son excellente ergonomie. Toutefois, la visibilité arrière réduite ainsi que le coffre moins volumineux que la moyenne faisaient défaut. Mais, comme le prescrit un changement de modèle, chaque élément se doit d’être revu et surtout amélioré. 

C’est ce qui explique pourquoi les ingénieurs ont aminci les piliers A à l’avant en plus d’allonger les fenêtres latérales de 62 mm et d’augmenter la hauteur de la lunette arrière de 30 mm. Ah oui, le miroir central a lui aussi été optimisé pour améliorer cet aspect. Mentionnons que la caméra de recul fait désormais partie de l’équipement de série. Les concepteurs ont aussi cherché à rendre le coffre plus pratique grâce à ce plancher ajustable en hauteur. Lorsque ce dernier est en position élevée, il est même possible de ranger le cache-bagage sous ce dernier. Malgré le volume supérieur à l’arrière, le véhicule doit encore s’incliner devant certains concurrents à ce chapitre. Et puisqu’il est question de dimensions intérieures, la nouvelle version a crû dans tous les sens du terme… ou presque! 

Bien entendu, la qualité des matériaux utilisés est en hausse, que ce soit au niveau de la planche de bord, celle-ci regroupant les principales commandes de manière claire et précise au centre et non loin du levier de la transmission, ou au niveau de la sellerie. Le nouveau Sportage conserve sa configuration à 5 places, les 2 sièges de la 1re rangée ayant été retravaillés pour donner plus de support latéral et une assise plus confortable. Évidemment, selon la livrée retenue, les sièges peuvent être recouverts de 2 types de tissus (celui du EX étant de meilleure qualité) ou de cuir (disponible à partir du modèle EX Premium). 

En matière de commodités, le Kia Sportage 2017 ne manque pas de contenu. Non, des sièges chauffants livrés de série aux sièges ventilés optionnels, en passant par la connectivité Android Auto – l’application Apple Car Play viendra plus tard nous dit-on –, le chargeur de cellulaire sans fil, le frein de stationnement électronique, le hayon intelligent, la chaîne audio Harman/Kardon, il y en a pour tous les goûts. Kia offre aussi la possibilité d’équiper son dernier né de systèmes de sécurité passive comme la détection de collision avant, la détection de changement de voie ou même la détection des objets dans les angles morts.

Des mécaniques révisées
L’ancien Sportage était déjà doté d’un agrément de conduite supérieur à la moyenne du segment. Les correctifs apportés au véhicule se devaient donc d’être à la hauteur. En rigidifiant le châssis de 38% grâce à l’utilisation de plus d’acier haute résistance et d’une plus grande quantité d’adhésif, le nouveau modèle est non seulement rassurant à conduire, mais l’habitacle est plus silencieux que jamais. 

Kia a également travaillé sur sa suspension, les composantes de celle-ci étant plus robustes que par le passé. Le but de l’opération était de conserver ce comportement sportif et force est d’admettre que les modifications ont porté fruit. La direction électrique est elle aussi plus rapide qu’auparavant et peut même être ajustée à l’aide du mode de conduite ajustable (Eco, Normal ou Sport). Vous aurez compris que l’un ou l’autre de ces modes agit aussi sur la réponse de la transmission et du moteur. 

À l’instar du précédent, le nouveau Sportage peut une fois de plus être commandé avec 2 ou 4 roues motrices. Le rouage intégral vient d’office avec une assistance en descente en plus d’un mode LOCK permettant de distribuer également le couple entre les 2 essieux. Nous avons d’ailleurs pu observer les capacités du véhicule en conduite hors route, même s’il est déjà assuré que 99% des propriétaires de Sportage n’oseront jamais s’aventurer loin du bitume.

Sous le capot, le VUS est de retour avec le 4-cylindres de 2,4-litres livrant une puissance de 181 chevaux et 175 lb-pi de couple. Sans être un monstre de puissance, ce moteur est franchement bien adapté au VUS. Pour ceux et celles qui voudront plus de punch, il faudra obligatoirement cocher l’option SX qui marque le retour du 4-cylindres 2,0-litres turbo. Fait étonnant, celui-ci est moins puissant que l’an dernier (237 ch et 260 lb-pi), Kia ayant privilégié une meilleure économie d’essence. Les 2 moulins sont couplés à une boîte de transmission automatique à 6 rapports.

Au volant
Les routes sinueuses de la région de Vernon étaient parfaites pour observer les améliorations apportées au Sportage. D’emblée, le silence de roulement se fait tout de suite sentir, tout comme la fermeté de la suspension. La direction n’a pas encore la précision d’une sportive allemande de haut niveau, mais pour un VUS à vocation familiale, il se défend plutôt bien. Tel que mentionné plus haut, le modèle SX constitue la plus haute marche de la gamme, mais pour avoir droit à cette puissance accrue, il faut accepter de débourser 39 000 $ et des poussières. Plus enivrant à piloter, le SX pourrait bénéficier d’une boîte à double embrayage, mais Kia a préféré l’automatique. Les changements de rapports sont donc plus lents, mais à la défense du constructeur, ceux-ci se font sans heurt. 

La grande majorité des acheteurs du Sportage vont préférer les versions moins cossues, ce qui veut dire qu’ils auront à vivre avec le « petit » moteur. Sachez toutefois que ce dernier n’a absolument rien à envier à l’autre moulin proposé. Dans 95% des situations, la mécanique de base sera amplement suffisante. Outre le fait que le 2,0-litres turbo permette au véhicule d’enregistrer des temps d’accélération supérieurs, l’option plus sage demeure à mon avis celle qu’il faut privilégier. Quant au reste des gadgets montés à bord, c’est au consommateur de choisir ce dont il a besoin.